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  • 25 juin 2010

Impact des effets ionosphériques sur l’aviation civile

L’Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne – EUROCONTROL – a mandaté Egis pour étudier les effets ionosphériques sur le système de navigation par satellite (GNSS) en lien avec les pics d’activités solaires à venir.

Cette étude doit permettre de proposer des solutions de mitigation pour les opérations d’aviation civile basées sur le GNSS.

Ce projet est mené par les équipes d’Egis Avia qui étudieront le phénomène sur la zone ECAC (Europe), en partenariat avec la Direction des Services de la Navigation Aérienne (DSNA), le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Ecole Nationale d’Aviation Civile (ENAC) et les sociétés de Collecte Localisation Satellites (CLS) et M3 Systems.
Les variations de l'activité solaire se traduisent par des fluctuations de la propagation des signaux électromagnétiques dans les couches hautes de l’atmosphère ou ionosphère. La caractérisation des effets ionosphériques sur la zone ECAC, le lien entre l’activité solaire et les perturbations de l’ionosphère ainsi que leur impact sur les signaux et les applications GNSS doivent faire l’objet de recherches complémentaires dans la perspective d’un environnement GNSS fortement brouillé (multifréquence et multi-constellation).
Les opérations d’aviation civile basées sur le GNSS (navigation, surveillance, datation) étant progressivement largement implémentées en Europe, il est nécessaire de comprendre ces interactions pour les différentes phases de vol, puis de développer et de valider les techniques d’atténuation associées afin d’assurer les performances et la sécurité requises pour les opérations de l’aviation.
Dans une première phase, Egis Avia et ses partenaires effectueront une analyse préliminaire:
- pour proposer un ensemble d’options permettant le monitoring et la caractérisation des effets de l’ionosphère en période de forte activité solaire et de collecter des mesures GNSS affectées par l’ionosphère ;
- pour exploiter ces données dans la modélisation, la mitigation et l’analyse d’impact de l’ionosphère.
Une seconde phase permettra le déploiement effectif d’un réseau de collecte de données et modélisera un ensemble d’actions pour anticiper et limiter ces effets.
Cette initiative prolonge d’autres études menées précédemment en Europe. Elle permettra de développer un vrai modèle ionosphérique utilisable pour les besoins de l’aviation.

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